ce qu’il nous reste c’est notre regard qui cherche la sauvage symétrie des nuages / what's left is our gaze that seeks the wild symmetry of the clouds
Monday, 24 December 2018
Saturday, 22 December 2018
le joueur de l’âme
mais qu’il est beau
le joueur de l’âme
(marchand
des rêves)
il fait des promesses
imprévisibles
comme les traces rondes
de la pluie évanouie
dans le sable
le joueur de l’âme
(marchand
des rêves)
il fait des promesses
imprévisibles
comme les traces rondes
de la pluie évanouie
dans le sable
amare [] scribere
je continue
à désinventer
cette fiction subtile
lorsque le temps
tremble
avec une douce
peur
et que l’on s’aperçoit
qu’on n’appartient plus
à soi-même
à désinventer
cette fiction subtile
lorsque le temps
tremble
avec une douce
peur
et que l’on s’aperçoit
qu’on n’appartient plus
à soi-même
Friday, 21 December 2018
(ohne Worte)
les arbres
en décembre,
le vent lèche
leur écorce
noire de pluie
(corps de tendresse
et d’inquiétude)
il faudrait
que tu devines
les mots jamais dits
(signes incrédules)
à la dérive vers
les nuits tièdes
du printemps
Monday, 17 December 2018
deux regards
deux regards
aux antipodes
du silence
(derrière ce mur
transparent)
incendie de l’âme
point fixe,
l’amour est un dieu
unidimensionnel
Sunday, 16 December 2018
nul pays
nul pays autre
que la métamorphose
(tu me diras :
ce ne sont que des mots)
pour apprendre à être
consubstance,
débris d’un temps
disloqué
qui vibre
sur la rétine
que la métamorphose
(tu me diras :
ce ne sont que des mots)
pour apprendre à être
consubstance,
débris d’un temps
disloqué
qui vibre
sur la rétine
Thursday, 29 November 2018
les filets des mots
tu ne sauras pas
(l’angoisse
d’un sorcier
malhabile)
tout repose
dans les filets
vacillants
des mots,
dans l’hérésie
de l’entre-écrire
Sunday, 25 November 2018
on danse
pendant que
la mer transporte
la brise bavarde
on danse
(sur la pointe des pieds)
comme pour approximer
les mots
et ralentir
les distances
la mer transporte
la brise bavarde
on danse
(sur la pointe des pieds)
comme pour approximer
les mots
et ralentir
les distances
Thursday, 15 November 2018
il se fait tard
il se fait tard,
je retrouve
tes mots
sur un bout
de papier lisse
arrachés à l’absence,
on n’a rien à voir
avec l’autre rive
mince fil
de rêve
dans le mouvement
des dunes
Saturday, 10 November 2018
Wednesday, 7 November 2018
novembre
le vent froid
de novembre
coupe l’haleine
des arbres
(pour comprendre les distances)
on garde en nous
le va-et-vient
des oiseaux
et les feuilles
à l’orée des nuages
de novembre
coupe l’haleine
des arbres
(pour comprendre les distances)
on garde en nous
le va-et-vient
des oiseaux
et les feuilles
à l’orée des nuages
Saturday, 27 October 2018
Sunday, 14 October 2018
Sunday, 7 October 2018
l’œil de l’hiver
derrière des traînées
d’oiseaux noirs,
sous les étoffes
en jaune saturé
(serre-moi fort)
avant que l’œil
affamé de l’hiver
ne se referme sur
la double vie
des arbres
d’oiseaux noirs,
sous les étoffes
en jaune saturé
(serre-moi fort)
avant que l’œil
affamé de l’hiver
ne se referme sur
la double vie
des arbres
Friday, 21 September 2018
équinoxe II
suis-moi
pour un instant
(rêve suspendu)
tant que souffle
le vent qui change
les saisons
et nous détourne
vers les figues
à la chair de juillet
pour un instant
(rêve suspendu)
tant que souffle
le vent qui change
les saisons
et nous détourne
vers les figues
à la chair de juillet
Saturday, 15 September 2018
balade
des pommes rouges
par terre
(fracture d’un vol
qui s’abîme en douceur)
ivresse
d’une fleur
que nous n’avons jamais
vue s’épanouir
Wednesday, 12 September 2018
pour gagner du temps
pour gagner du temps
j’ai mis trois cercles d’or
autour de ma tempe
(nuit de septembre
à perte de mots)
viens plus près
de la lune inconstante
qui sommeille
Sunday, 2 September 2018
tango de l’automne
il y a longtemps
que je compte
les brisures
de la parole
douze fois,
j’ai noué
les aiguilles de minuit
que je compte
les brisures
de la parole
douze fois,
j’ai noué
les aiguilles de minuit
Saturday, 25 August 2018
équinoxe
il reste encore
au gré des jours
l’inaltérable amour
gravé dans les cieux bas
de septembre
proche,
le chant d’un cardinal
rouge
Saturday, 18 August 2018
présent-passé-futur
la pierre exulte
dans le creuset
du présent-passé-futur
(corps à corps)
en toi s’achève
le cantique
(témoin
de nos offrandes,
de nos destins)
dans le creuset
du présent-passé-futur
(corps à corps)
en toi s’achève
le cantique
(témoin
de nos offrandes,
de nos destins)
Wednesday, 15 August 2018
l’apogée de l’été
à l’apogée de l’été,
les champs sont
trop pleins de murmures
(les peupliers tremblants,
ivres d’ouïe)
ombres guéries
des secrets,
je me suis habituée
à votre passage
Wednesday, 8 August 2018
la pluie
la pluie a refroidi
la peau blanche des bois
au bord dentelé des feuilles,
le monde se reflète
à l'envers
la peau blanche des bois
au bord dentelé des feuilles,
le monde se reflète
à l'envers
Monday, 6 August 2018
les ailes du poème
tu marches devant moi,
(les ailes du poème
inventent la mesure)
sûrement plus loin,
(sans autre cheminement)
tes yeux apprendront
la fulgurance
des syllabes
Saturday, 4 August 2018
la brume
ignorons les heures
et les portes
d'innombrables matins,
la brume nous tient
dans ses hésitations illuminées
et les portes
d'innombrables matins,
la brume nous tient
dans ses hésitations illuminées
Friday, 3 August 2018
le cœur de la rivière
je ne le sais pas
le cœur de la rivière,
sa largesse limpide
déshabillez-nous
de ce fantasme
étiré de la parole
Friday, 27 July 2018
agapé
je piétine
autour de
ce dialogue invisible
le désir est
un dieu qui fait
graviter les mots
(sans effort)
saut unique
dans le cœur
de l’autre
autour de
ce dialogue invisible
le désir est
un dieu qui fait
graviter les mots
(sans effort)
saut unique
dans le cœur
de l’autre
Thursday, 19 July 2018
Saturday, 30 June 2018
la trace du vide
j’aimerais que ton
insolence soit
toujours neuve
comme les choses
qui tombent
(sans douleur)
on les retient
dans les mots-regards
(illisibles)
dispersés
dans la trace
du vide
insolence soit
toujours neuve
comme les choses
qui tombent
(sans douleur)
on les retient
dans les mots-regards
(illisibles)
dispersés
dans la trace
du vide
Sunday, 24 June 2018
pathos
le soleil pèse
sur les herbes
hautes de l’été
ne cherche plus
la cadence délirante
sur la peau
du mouvement
sur les herbes
hautes de l’été
ne cherche plus
la cadence délirante
sur la peau
du mouvement
Saturday, 2 June 2018
méta-solitude
je suis encore là
(le cœur violon
des racines)
méta-solitude,
point vif
dans le fracas
des mots tamisés
la beauté n'a pas
de lignes propres
(le cœur violon
des racines)
méta-solitude,
point vif
dans le fracas
des mots tamisés
la beauté n'a pas
de lignes propres
Friday, 25 May 2018
le centre
le centre du poème
est un endroit
plus seul que la respiration
perceptible des vagues,
une brèche pour avouer
la douceur
exténuée des mots
est un endroit
plus seul que la respiration
perceptible des vagues,
une brèche pour avouer
la douceur
exténuée des mots
Sunday, 20 May 2018
mai
fleurs de cerisier
au mois de mai
on apprend
leur excès
sous la nappe de silence
...et je t'écris depuis
au mois de mai
on apprend
leur excès
sous la nappe de silence
...et je t'écris depuis
Sunday, 29 April 2018
la chute des fleures
j'entends la chute
des fleurs
(elles frappent
mon réveil)
leurs pétales
au souffle court
basculent dans le vent
et se posent
sur mon front
des fleurs
(elles frappent
mon réveil)
leurs pétales
au souffle court
basculent dans le vent
et se posent
sur mon front
Tuesday, 17 April 2018
tomorrow
tomorrow
my letters will get to you
on bright shades
of purple and green,
from beyond endless rows
of tamarind trees
Saturday, 14 April 2018
j'amasse des mots
j'amasse des mots
(jacinthes
impérissables,
échouées sur la ligne
du froid)
le temps d'un éclair
je te tiens
dans mes bras
(poème
privé du corps)
séduit par l'habit
droit du printemps
(jacinthes
impérissables,
échouées sur la ligne
du froid)
le temps d'un éclair
je te tiens
dans mes bras
(poème
privé du corps)
séduit par l'habit
droit du printemps
Monday, 9 April 2018
avril
poème (sans poids)
réfugié dans
ce manque d'air
avril (que nous avons
tant oublié)
démêle
le vent fleuri
d'une azalée immaculée
Monday, 2 April 2018
Saturday, 17 March 2018
le matin
le matin, la lumière
s'arrête au bord
de ton visage
(petit déjeuner aux abricots
et café au lait)
jusqu'à toi,
il y a l'être des mots
et le temps immobile
avec ses doigts de silence
s'arrête au bord
de ton visage
(petit déjeuner aux abricots
et café au lait)
jusqu'à toi,
il y a l'être des mots
et le temps immobile
avec ses doigts de silence
Sunday, 11 March 2018
je me souviens
je me souviens
une respiration
toute neuve
(tu étais là,
allongé dans
les frissons de la pluie)
juste assez de jour
pour que la langueur du soir
et cette musique dense
s'y confondent
Saturday, 24 February 2018
mon enfant
mon enfant,
leçon de silence
(inflexion du vent
dans les vertèbres
de tendresse)
tant on est près
de tes yeux
aux baisers
prémédités
Saturday, 10 February 2018
une fois
une fois que
tu sauras
la séparation
inexplicable des choses,
(dans un état pur
d'attente)
la querelle translucide
de la neige
tu sauras
la séparation
inexplicable des choses,
(dans un état pur
d'attente)
la querelle translucide
de la neige
Wednesday, 17 January 2018
certains mots
il y a sûrement
certains mots
sur lesquels tu t'attardes
comme dans les gouttes
fines de pluie,
comme pour déshabiller
les ombres barbares
de l'amour
qui se donne
qui se prend
certains mots
sur lesquels tu t'attardes
comme dans les gouttes
fines de pluie,
comme pour déshabiller
les ombres barbares
de l'amour
qui se donne
qui se prend
Friday, 29 December 2017
Sunday, 24 December 2017
oiseaux de neige
à l'heure
des oiseaux de neige
je lève mes yeux
sur toi,
reconquête
d'une longue saison,
audace
d'un soleil désireux
des oiseaux de neige
je lève mes yeux
sur toi,
reconquête
d'une longue saison,
audace
d'un soleil désireux
Saturday, 23 December 2017
Friday, 24 November 2017
nous sommes seuls
nous sommes seuls
à réconcilier
un autre langage
chaque baiser
a sa place
dans la nostalgie
de l'aube
(répétition déraisonnable)
qui se détache
du monde
à réconcilier
un autre langage
chaque baiser
a sa place
dans la nostalgie
de l'aube
(répétition déraisonnable)
qui se détache
du monde
Monday, 9 October 2017
Babel intime
le soir a l'odeur
des raisins,
tu me racontes
une histoire
de nuages déguisés
en squelettes de poissons
qui voguent à pleines voiles
(juste comme ça)
vers le Babel intime
des mots
des raisins,
tu me racontes
une histoire
de nuages déguisés
en squelettes de poissons
qui voguent à pleines voiles
(juste comme ça)
vers le Babel intime
des mots
Saturday, 2 September 2017
septembre
avec ton rire
clairvoyant
tu m'apprends
le détail absolu
du fruit lourd
de chaleur,
la lumière diffuse
de septembre
qui passera
hors de moi
clairvoyant
tu m'apprends
le détail absolu
du fruit lourd
de chaleur,
la lumière diffuse
de septembre
qui passera
hors de moi
Saturday, 19 August 2017
chasseur du feu
chasseur du feu,
enroulé sur lui-même,
il chante encore
dans l'empreinte d'un geste
(l'arbre blanc)
aussi transparent
que la parole
Sunday, 2 July 2017
trains
il n'y a pas de route,
parle-moi plutôt des trains
que nous avons trahis
ce soir, nous avons touché
à la gestation des étoiles
(les caresses sommeillent
dans tes cheveux)
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